Construire sans détruire
De fait, agir, c’est toujours changer son environnement, et un projet d’habitation aura des conséquences en amont et en aval, c’est fatal... Le but de ce guide est précisément de vous aider à voir plus clair et à éviter les erreurs les plus conséquentes. Car, rassurons nous, se loger sans dommage pour l’écosystème et la santé est possible.
Pour cela, il faudra d’abord employer des matériaux naturels, économes en énergie à la production comme au transport et à la mise en œuvre, mais aussi faciles à recycler, voire biodégradables. C’est le premier critère et le rêve serait une maison qui pousse comme une plante et puisse être compostée après usage. La construction avec des végétaux ou de la laine animale est seule à pouvoir répondre à cette nécessité. Car, même si la terre cuite retourne un jour à la poussière, elle exige des volumes d’énergie pour l’extraction, la cuisson et le transport, l’énergie grise, qu’une yourte ou une maison en bambou poussé par là économiseraient.
Mais nous ne sommes ni en Mongolie ni au Cambodge et il fait bien froid chez nous. Aussi l’adoption des commodités modernes comme l’eau, l’électricité, le chauffage, demande t elle un gros œuvre résistant, ceci nous incitant, à tort bien souvent, à bâtir en dur, comme on dit.
Sans bâtir en mou pour autant, il existe des milliers de solutions plus intéressantes les unes que les autres pour construire son nid, quelquefois si simples ou astucieuses qu’on a du mal à y croire. Des solutions propres, sans technicité, issues de traditions éprouvées et qui ne demandent qu’à se répandre, qu’on les montre et redémontre, malgré le peu d’intérêt que leur portent les professionnels.

