Les rencontres amicales
L’une des façons les plus agréables de s’informer est d’observer. Rien de tel, par exemple, que de rendre visite aux quelques amis dont l’habitation nous inspire. Prendre note des premières impressions, relever des mesures, faire le croquis de la disposition des pièces, retrouver les plans du permis de construire pour y suivre le tracé des canalisations, des circuits électriques ou de chauffage. Ne pas oublier d’emporter un mètre ruban, de trois mètres, c’est l’idéal pour les mesures de hauteur, un décamètre pour les extérieurs, un carnet et un crayon poutfaire des plans et croquis et un décimètre pour les rendre précis.
Et puis les amis peuvent donner leur avis sur le projet et en profiter pour raconter leurs propres réussites et déboires. C’est d’ailleurs là, bien souvent, que l’on découvre que de nombreux professionnels ne le sont pas plus que ça. Tant de travail mal fait, ça donne le vertige... C’est comme chez le garagiste, dès qu’il y a une faute professionnelle, elle est conséquente et le client se met en colère et le raconte partout. Chez le médecin, on est moins savant et les erreurs nous passent sous le nez. Après, pour déterminer ce qui est à l’origine de quoi, bon courage ! Alors, même si l’on ne remarque que les trains qui arrivent en retard, il n’en reste pas moins vrai que les malfaçons sont fréquentes dans le bâtiment, avec des conséquences bien embêtantes quelquefois. Finalement, on se dit que l’on pourrait faire bien des choses aussi mal par soi même...
Hé, mais oui, c’était une blague Euhh... pas tout à fait Franchement, l’un des avantages à construire sa maison tout(s) seul(s), c’est que si un bord de marche est raté, on sait pourquoi. Si le parement intérieur de briques est plus large en bas qu’en haut, on trouvera peut être cela joli, tandis que si c’est Monsieur Lemaçon qui s’est trompé, ce sera certainement à refaire. Si les carreaux de la salle de bains se décollent, tant pis, on les reposera cet été. Ils n’ont coûté que le matériau et d’ailleurs on se souvient qu’ils s’étaient décollés aussi chez nos amis Igraique qui les avaient pourtant payés assez cher à Monsieur Lecareleur.

