La lumière
Seule possibilité d’obtenir un éclairage naturel dans un bâtiment fermé les fenêtres. Elles laissent passer la lumière mais doivent, elles aussi, nous protéger de la pluie et du vent. Depuis longtemps le verre se montre le plus efficace à cette tâche. On n’a rien inventé de mieux. Pourtant, le verre, trop fin, laisse la chaleur interne s’enfuir et les progrès à espérer en matière de fenêtre seraient qu’elles fussent également isolantes. Certaines nouveautés, onéreuses, donnent des résultats intéressants. En attendant la solution miracle, un compromis doit être recherché entre, d’une part, la maison très lumineuse, économe en éclairage et agréable à vivre mais connaissant de grosses pertes thermiques ou le suréchauffement et, d’autre part, la maison sombre, moins vitalisante, moins agréable mais mieux protégée des gros écarts de température. Ce compromis a été étudié et donne un pourcentage idéal de vitrage par rapport aux murs selon chaque région, autour de vingt pour cent.
Le verre nécessite un procédé de fabrication industriel, c’est vrai, mais son extraction est facile et sa filière de recyclage très efficace, au point que le bilan écologique global de l’usage du verre est assez bon. Nous verrons plus loin que, à cause de la laine de verre, ces qualités ne l’empêchent pas de devenir dangereux pour la santé. De plus, son élimination en fin de vie n’est pas possible. A terme, il sera enfoui au milieu des autres déchets ultimes où il résistera quatre mille ans et plus. On a retrouvé du verre datant de deux millénaires avant notre ère et celui que nous fabriquons aujourd’hui se montrera plus résistant encore. Seul le recyclage du verre permet de s’en débarrasser. Heureusement, il n’est pas toxique et reste biologiquement neutre. En grosse épaisseur, le verre est un bon isolant acoustique mais un vitrage très épais ou double pose des problèmes de poids qui demandent des huisseries et menuiseries plus résistantes que la moyenne.

