Rubriques

Prendre conseils
Avant propos
Idées générales
Questions financières
Plan, Architecture, bioc climatisation
Partenaires
Matériaux de construction
Sols, planchers, couverture, ouvertures
Isolation phonique et thermique
Chauffage et eau chaude
Aménagements intérieurs
Finitions , Décoration
Habitats alternatifs
Energie, une question cruciale
Eau, Air, La lumière, Bases de la vie
Mieux être, mieux vivre

Articles publiés

Accueil du site / Non aux briquets jetables

 Non aux briquets jetables

Ce briquet, regardez le. Du plastique, du métal. Moulage, chromage, montage. Machines automatiques, bains chimiques, rejets polluants. Puis, quand on le détruit à l’incinérateur, chlore issu du plastique, besoin de hautes tempéras, etc. Toute cette artillerie pour griller sa clope Certes, les boîtes d’allumettes sont encombrantes dans la poche mais les briquets polluent beaucoup et encombrent l’environnement. Sur chaque boîte d’allumettes est indiqué que leur bois provient de plantations de peupliers spéciales, régénérées et agrandies, bien sûr, si la demande augmente. Or l’effrayant effet de serre serait contenu, voir guéri, en plantant toujours plus d’arbres puisqu’ils consomment en poussant plus de Co2 qu’ils n’en dégagent en brûlant. Y’a pas plus simple Plus je consomme du bois, non exotique, plus j’atténue ma contribution à l’effet de serre. CQFD. En tout cas, ce n’est pas parce qu’il est qualifié de jetable qu’il faut laisser son briquet par terre. Au bout de deux ans au bord d’un chemin de forêt, il n’est même pas rouillé et il lui faudra au moins cent ans pour être dégradé. Une allumette, six mois. Et oui, quand même...

Des vêtements et tissus bio :

On sait que l’industrie textile ne s’embarrasse pas de considérations sociales. Elle importait de la laine et du coton venus des colonies et les transformait en tissu et vêtements dans des usines. Culture industrielle typique : les bourgeois et les ouvriers ; ici, monsieur au bureau, madame en tournée de visites de bonnes oeuvres ou à l’église, et là, le mari à la mine, la femme à la filature, les enfants au travail à douze ans. Ici, la Citroen traction du patron, là, la bicyclette tralalalala lala.

Mais, dans les années soixante, après avoir abandonné des centaines de milliers d’Européens devenus décideminent difficiles à exploiter, l’industrie textile, éternel bastion du capitalisme sauvage, est allée se rabattre dans les pays en voie de développement. L’Inde, l’Égypte sont devenus des fournisseurs de toile de coton pour le monde entier. Monoculture agricole, main d’oeuvre à bon marché et soumise, usines non contrôlées, les paysans de ces pays sont devenus des ouvriers si mal payés qu’ils n’ont même pas les moyens de s’habiller correctement tandis qu’il fabriquent du tissu au kilomètre avec le coton de leur champ dont ils ne tirent qu’à peine de quoi manger.

Néanmoins, si on dit "pays en voie de développement", c’est qu’ils sont sur la voie de leur industrialisation et finissent par gagner en indépendance. Alors l’industrie textile redéménage vers des pays encore plus pauvres, elle a l’habitude. Quand elle le peut, elle fait travailler des enfants, c’est encore moins cher.

À cet état de fait, des militants s’opposent en créant des associations ou des entreprises dont l’objectif principal est de pratiquer un commerce équitable. Ces personnes importent et revendent des produits de qualité, cultivés ou façonnés par des paysans dont la part sur le prix de vente final est suffisamment importante pour qu’ils puissent vivre dignement. Acheter ces produits, c’est agir concrètement pour une meilleure égalité des peuples.

Et lorsque ces produits seveulent écologiques et sains, sans danger pour le consommateur ni pour l’environnement, alors ça devient formidable. On trouve donc maintenant des produits alimentaire et textiles de très bonne qualité et socialement justes. Certes, ils sont plus chers mais l’explication de ce surcoût tient dans les paragraphes ci dessus. De toutes façons, acheter des produits bio issus du commerce équitable est un acte militant qui vaut l’adhésion à un parti politique. Et puis, si c’est plus cher, s’est aussi plus doux, plus solide ; plus beau, plus confortable, etc. On en a pour son argent. Pourquoi hésiter ?

 

Dans la même rubrique

Non aux briquets jetables
Ce briquet, regardez le. Du plastique, du métal. Moulage, chromage, montage. Machines automatiques, bains chimiques, rejets polluants. Puis, quand (...)
Le papier recyclé
Là encore, on nous prend quelquefois pour des imbéciles. Suite à la grande vague écolo de 1989, certaines municipalités ont voulu redorer leur blason (...)
Divers
Les piles Actuellement six cent millions de piles boutons sont vendues chaque année, ainsi que quatre mille tonnes de piles traditionnelles. (...)
Manger : conseil
Un conseil de base, le plus important de tous Une casserole d’eau qui chauffe doit toujours être couverte, c’est quatre fois moins d’énergie (...)
Le moteur à hydrogène
Nous reproduisons ci dessous un extrait d’Alternatives Economiques, une interview par Marc Chevalier de Jeremy Riikin, auteur et spécialiste des (...)
Le cercle vicieux de l’automobile
Il suffit de calculer le prix de revient d’une automobile pour voir comme le serpent se mord la queue. Statistiquement, le Français dépense, tout (...)
Le transport automobile
La pollution automobile : un mal qui ne fait qu’empirer. En 1900, il y avait trois mille voitures en circulation dans le monde, cent dix huit (...)
Les déchets, le compost
Décharges sauvages, ordures ménagères, déchets industriels et agricoles les Français produisent chaque année une véritable montagne de déchets. Les deux (...)
Les produits ménagers
Nous avons vu, dans le chapitre Eau, air, lumière, bases de la vie, que les rejets de produits ménagers représentaient un danger pour l’eau et (...)