Le cercle vicieux de l’automobile
Il suffit de calculer le prix de revient d’une automobile pour voir comme le serpent se mord la queue. Statistiquement, le Français dépense, tout compris, près de six mille euros par an pour sa bagnole individuelle, ce qui représente un tiers de ses revenus pour parcourir une douzaine de milliers de kilomètres. Un tiers des revenus, c’est du temps de travail, soit soixante heures par mois pour mille kilomètres, plus les quinze heures pour les faire effectivement, le double dans les embouteillages. Soit du treize à l’heure de moyenne Certains scientifiques, qui ont ajouté le traitement des dégâts écologiques, les coûts assumés par les collectivités et d’autres paramètres pointus, ont obtenu six kilomètres par heure pour le déplacement automobile. C’est le progrès ! On va moins vite qu’à l’époque des chevaux. Alors autant cavaler ou aller à vélo et travailler un tiers de moins. Ou presque... Parce qu’il pleut des fois, parce qu’il fait chaud d’autres... Bon, trêve de théories !
Rouler au GPL
Le calcul est ultra simple trois cent mille kilomètres à dix litres au cent, et non pas six ou sept, quand on sait que dans les quatre kilomètres de chauffe on consomme le double. Ça nous fait trente mille litres de carburant dans une vie de voiture, sans compter l’entretien. A un euro par litre de sans plomb, la dépense est de trente mille euros... Avec du gasoil, vingt trois mille euros. A un demi euro le litre pour le GPL, on économise au moins quinze mille euros par rapport à l’essence et douze mille par rapport au diesel, sans polluer. Le prix d’une voiture neuve...
Le fonctionnement d’un moteur au GPL demande, à performances égales, une augmentation de consommation de quinze pour cent. Par contre, la pollution est cinq fois moindre en co², responsable de l’effet de serre, et deux fois moindre en particules imbrûlées. Le GPL ne contient ni plomb, ni soufre, le responsable des pluies acides.
L’un des principaux atouts du GPL est la souplesse de conduite : accélérations plus douces, meilleure reprise et absence de ratés à bas régime. Le moteur est plus silencieux et les qualités de combustion du GPL permettent d’accroître la longévité du moteur d’au moins trente pour cent de kilomètres en plus. On espace les vidanges sans inconvénient : une sur trois suffit et il y a donc moins d’huile rejetée. Enfin, les véhicules roulant au GPL conservant la faculté de rouler à l’essence, l’autonomie de la voiture est doublée. Le passage du gaz à l’essence se fait, en roulant, en tournant un bouton d’un demi tour, c’est tout.
Quand on vous dit que faire des choix écolos, c’est un mieux pour la nature mais aussi, le plus souvent, une amélioration de la qualité de vie et une baisse de la dépense !
Ceci dit, si l’on veut lutter contre les dégâts de l’automobile, la meilleure méthode consiste encore à permettre à chacun de ne pas l’utiliser et, aujoud’ui, les nouvelles tendances de l’urbanisme cherchent à rendre l’automobile moins indispensable.

