Les déchets, le compost
Décharges sauvages, ordures ménagères, déchets industriels et agricoles les Français produisent chaque année une véritable montagne de déchets. Les deux tiers sont des déchet agrcioles, soit quatre cent millions de tonnes dont nous pourrions facilement faire beaucoup plus de biogaz. Puis viennent les cent millions de tonnes de gravas, ce qui donne la mesure de la dispersion des isolants toxiques dans notre sol. Puis encore cinquante millions de tonnes de déchets industriels dont vingt sont considérés comme spéciaux, c’està dire dangereux. Estimées à vingt millions de tonnes, les seules ordures ménagères représentent, un bon kilo par jour et par habitant. A ces vingt millions de tonnes issues des poubelles s’ajoutent trois millions de tonnes de boues d’épuration. En 1975, une loi fixait les conditions de l’élimination et de la valorisation des déchets. Grâce à elle, aujourd’hui quatre vingt douze pour cent des ordures ménagères sont traitées dans des installations agréées... Ce qui signifie quand même que huit pour cent sont toujours éliminées irrégulièrement. Selon les docteurs Déoux, il existe encore au moins six mille décharges non autorisées en France et ce sont elles qui sont les plus dangereuses car rien n’est pire qu’un déchet abandonné.
Le transport est le maillon faible de la filière : la France exporte moins de vingt mille tonnes par an mais elle reçoit de ses voisins entre cinq cent mille et un million de tonnes de résidus ménagers et plus grave deux cent mille tonnes de déchets toxiques. Le tiers de nos capacités de stockage est ainsi absorbé par les déchets étrangers.
C’est surtout par nos comportements individuels que la quantité de nos déchets peut être réduite. L’achat de produits jetables est à proscrire, c’est le premier point. Ensuite, faire ses courses au marché, parce qu’on y prend un grand panier et qu’on y entasse ses achats ensachés dans du papier kraft.
Les emballages gonflent en effet nos poubelles. C’est incroyable ce que nos industriels suremballent. On sent bien qu’ils gagnent plus d’argent grâce à l’allure de l’emballage que grâce à ce qu’il y a dedans. Les goûters individuels pour les enfants, par exemple, dans leurs sachets aluminisés, devraient tout simplement être interdits par la loi, non seulement à cause des déchets et des frais de leur fabrication, mais aussi à cause de la morale qu’ils induisent : mon goûter à moi, qui n’est pas à toi et qui est juste pour un et que je ne partagerai pas, na Ces emballages font le lit de l’égoïsme ambiant.
Les sacs plastiques où nous rangeons nos courses du supermarché, les poches comme on dit chez nous, ne devraient jamais être jetés. Us sont si nombreux qu’ils couvrent facilement nos besoins en sacs poubelle, à condition de mettre un seau sous l’évier dans lequel le sac des courses ne paraît pas trop petit. Acheter des sacs poubelle d’un côté et jeter les sacs de course de l’autre, voilà pourquoi le monde va si mal. Il faut cesser de consommer comme des pompes j’achète, je jette, j’achète,je jette, j’achète, je jette. De cette façon là, nous allons droit dans le mur. Nous devons essayer de donner une seconde vie à tout ce que nous jetons. Préférer les emballages en verre qui seront recyclé, ou bien en papier qui sera brûlé. Réemployer les boîtes en plastique comme rangement des petits objets tels que perles, élastiques, clous et vis...
Le compostage peut se faire avec des matières organiques solides, des épluchures mais pas toutes, des déchets végétaux, le produit de la tonte du jardin, des cartons, de la paille, du fumier mais pas trop, des boues issues de l’épuration domestique, l’humus des toilettes sèches, de la sciure et toutes les matières carbonées.
Un tâs de compost peut être arrosé avec des effluents bruts, eaux grises et urines mélangées par exemple, pour être maintenu humide. Il existe des poudres ou liquides activateurs de compost qui favorisent l’action des bactéries.
La décomposition se faisant grâce à certaines d’entre elles aimant l’oxygène, les bactéries aérobies, il est nécessaire de retourner le tas de compost de temps en temps et de le brasser. Si le tas est énoe,on peut demander à un voisin cultivateur de venir avec son tracteur et une vis sans fin qui s’accroche à l’arrière. Il retournera le compost en un clin d’oeil.

