Portes et fenêtres, protection des bois
Les journées deviennent fraîches à présent et le chantier sera plus confortable, avec des portes et des fenêtres. Nous avions déjà préparé leurs emplacements grâce aux mesures annoncées sur catalogue. Les indications et conseils de pose que l’on trouve dans les magasins de bricolage ou dans les catalogues de fabricant sont tout à fait suffisants pour s’en sortir seul. Nous avions commandé la moitié des fenêtres et la totalité des portes et il a suffi de quelques coups de rabot pour les mettre en place. Les,fixations dans notre ossature de bois ont permis une grande précision et, à chaque fois qu’une ouverture était posée, nous l’essayions. Si le battant ouvert restait immobile et qu’il se fermait d’une pichenette, c’est que tout était bien droit. Quel plaisir que celui du travail bien fait
Concernant les grandes vitres récupérées, la pose fut un peu plus délicate car les mesures non standards nous ont obligés à rajouter des montants pour faim cale et l’ajustement fut un peu plus long à obtenir. Quant aux fenêtres fixes, rien n’est plus simple. Un vitrage, huit tasseaux pour faire le tour intérieur et extérieur, quelques découpes pour l’écoulement de la pluie et le tour est joué une grande fenêtre pour quelques dizaines d’euros. Pourquoi payer plus lorsqu’on crée des ouvertures pour la lumière seulement ? Toutes les fenêtres en hauteur ne nous ont presque rien coûté, le verre et les tasseaux représentant moins de sous et de temps passé que la surface équivalente en isolant, bardage et parement.
Nous avions prévu une grande baie vitrée au salon et sommes allés la commander chez un artisan local qui nous a annoncé trois semaines de délai. Provisoirement, nous fermons l’espace avec une grande bûche de plastique et nous voilà réellement à l’abri. L’artisan viendra poser la baie dans les délais. A la fin octobre, la maison a enfin son aspect extérieur définitif.
En attendant, nous organisons un nouveau week end de chantier avec les amis, Il s’agit de repasser une couche de lasure sur le bardage, de traiter les bois des portes et fenêtres à l’huile de lin, d’imprégner les parquets à l’huile dure. Un pinceau large par personne et un gros paquet de chiffons. Nous étions huit à nous retrousser les manches, pendant que nos enfants les plus grands gardaient les petits et préparaient les repas. Le samedi, profitant de la présence de tous, nous nous sommes motivés pour travailler beaucoup. Le lendemain par contre, l’énergie étant retombée, nous n’étions plus que trois à grimper sur les échelles, tandis que deux autres peaufinaient quelques détails ou nettoyaient les marques sur les planchers. Quelle qu’en était la manière, chacun ouvrait à faire briller et le résultat flit une joie : l’impression de chantier commençait à s’effacer au profit d’une belle habitation, nos amis ne tarissaient plus d’éloges sur l’esthétique finale. Même le plus grinçant d’entre eux qui, jusque là, se moquait de notre ’cabane’, changeait d’avis et admirait la vue que l’on a par les fenêtres lorsque le regard tombe sur un pan externe de bardage bordé du vert de la végétation. C’est magnifique. Enfin, disons que nous étions vraiment contents de la beauté du bois, de ses tonalités joyeuses, de son intégration dans le paysage.

