L’eau rendrait stérile.., rien que ça !
Une autre alerte vient d’être donnée par la communauté scientifique, aussitôt relayée par les écologistes. En effet, les rivières et les lacs se remplissent de pesticides agricoles dont les formules chimiques, trop proches de celles des oestrogènes,provoquent une féminisation générale de la nature et la stérilisation progressive de quantité d’espèces allant de la moutarde à la carpe et au caïman, en passant par l’homme lui même dont le volume de sperme a diminué d’un tiers depuis les années soixante, avec une proportion de spermatozoïdes en chute libre. C’est très préoccupant : devenue stérile, une espèce disparaît en ue seule génération !
On ne rigole pas avec les fonctions de reproduction, elles président à l’organisation de la vie et sont son essence même. Il y a très longtemps, en effet, les vivants, comme aujourd’hui les amibes ou certaines algues, ne mourraient ni ne copulaient. On baignait depuis deux milliards d’années dans l’océan sucré sous un ciel de méthane gris. On se divisait de temps en temps en deux êtres identiques. On aurait pu continuer ainsi, sans naissance ni mort, à travers les temps. C’est peut être ce paradis là que nous avons perdu. Mais Dieu, le Grand principe, le hasard, Paramasiva ou un autre, a sans doute trouvé la recette trop limitée et, de toutes façons, il était nécessaire d’apprendre à évoluer, la vie ayant déjà failli disparaître plusieurs fois. Les conditions changeaient, les ressources s’épuisaient, ii fallait trouver un nouveau mode de fonctionnement permettant d’affronter les évolutions du milieu. Ainsi, les vivants ont inventé la photosynthèse et bleui le ciel de la Terre avec l’oxygène de leur respiration. Puis, c’est grâce au brassage sexuel et à la mort, son antidote, que de nouvelles voies ont permis de prospérer. "La vie est une maladie mortelle, sexuellement transmissible "Ainsi, des modèles ratés et des mutations à succès ont été essayés face aux crises. Et si nous sommes ici, c’est qu’à travers des espèces de plus en plus complexes, dont l’humaine, la vie accélère sans cesse son développement et sa diversification.
Sauf que maintenant, avec les pesticides qui féminisent la nature, avec ceux qui stérilisent les mâles et ceux qui mettent les naissances en échec, nos efforts dans ce domaine depuis deux milliards d’années risquent d’être ruinés en quelques décennies. Si toutefois aucune mesure sérieuse n’est prise, ce qui nous étonnerait quand même. Cependant, on peut dire cyniquement que cette histoire de stérilité généralisée tombe à pic car, en définitive, concernant l’humanité, il serait temps que la nature trouve une parade à son expansion ravageuse.

