Fin de la pose des cloisons
Maintenant que tout y est, nous refermons les cloisons en les isolant avec de la laine de verre qui assourdit les bruits entre les pièces. Colmatage précis car chaque trou d’air est un trou acousti4ue. Sachant que le bois n’est phoniquement pas très performant, nous soignons cette phase de la construction. C’est la grande chasse aux interstices. Il yen a partout puisque nous avons laissé apparerites les principales pièces de l’ossature et de la charpente. Ne voulant pas utiliser de mousse pour remplir les creux, nous découpons des raccords dans les plaques de Fermaceli et les ajustons en les superposant. C’est un peu brouillon mais ça marche. Par endroits, ce sont des empilement de chutes de plaques qui bouchent les caisses de résonance entre murs et planchers. Difficile de détailler mais on peut dire que les plaques, très faciles à découper, ont servi de matériau à tout faire et les chutes que nous croyions perdues ont été finalement englouties dans nos différents bricolages acoustiques.
Même technique, à peu près, pour le parement intérieur des murs de contour, Le Fermaceil convient bien à l’étanchéité intérieure et offre un revêtement plat, prêt à être décoré, dont l’aspect, opposé à celui du bois, évite de se sentir dans un chalet de montagne. Entre le bardage extérieur et les plaques, nous isolons avec de la laine de verre. Question de coat... Nous aurions préféré un matériau naturel mais il y cri a une telle quantité à acheter que la différence se serait chiffrée en milliers d’eunjs. Alors, tant pis, concentrons nous encore une fois sur les interstices. Il n’y aura pas de problème si la laine de verre est contenue derrière des plaques bien étanches. Attention aux lambris, ils peuvent s’écarter ou perdre des noeuds et laisser fuir l’isolant. Ici, nous pouvons avoir confiance, ça ne fuira pas.
Par contre, nous savons que la laine de verre se dégradera en quelques années et que notre isolation va s’affaiblir. Peutêtre serons nous contraints de rouvrir tous les murs un jour et de trouver une autre formule Je pense alors mettre en oeuvre la solution que je désirais au départ combler les vingt centimètres d’épaisseur des murs externes avec un mortier de chaux et d’estanoc de maïs, comme on dit chez nous, de la rafle pour les autres, le cour sec de l’épi quand il a perdu ses grains. C’est une matière très alvéolée et assez rigide, qui, broyée grossièrement et mélangée à de la chaux en pâte, donnerait un excellent matériau isolant, léger et sans risque de tassement. L’estanoc de maïs a été employé dans les vieilles maisons du Midi et on en retrouve souvent, sous les dallages, entre les chevrons des sols, quand on les rénove. La difficulté pour en faire une couche isolante sera de contrôler le retrait de ce mortier spécial pour éviter d’avoir des kilomètres d’interstices à reboucher après séchage.
En pratique, il faut également prévoir ces travaux au moment précis où les coopératives se débarrassent de ces déchets de récolte, habituellement récupérés pour faire des aliments pour animaux. On peut avoir l’estanoc pour rien mais il faut prévoir un gros camion pour l’imposante quantité à transporter. Sur le chantier, à défaut de bétonnière, creuser une grande fosse dans le sol pour broyer et mélanger lestanoc à la chaux en volumes suffisants. Les avantages de cette solution sont son faible coût, son efficacité thermique et phonique, sa grande stabilité dans le temps, sa résistance aux rongeurs qui n’aiment pas la chaux, sa porosité idéale, son hygrométrie naturelle, sa propreté écologique et ses qualités sanitaires. Son inconvénient principal est une mise en oeuvre assez lourde qui demande de la coordination.

