L’électricité biotique
Depuis plusieurs décennies, des spécialistes en environnement et habitat, souvent radiesthésistes, emtten en relation les champs électriques et électromagnétiques avec l’insomnie, l’irritabilité, le cancer , la dépression et plus généralement l’influence de ces champs sur le système nerveux et même le développement foetal. La découverte de quelques personnes hypersensibles et allergiques aux champs électromagnétiques et surtout les dernières études épidémiologiques ne permettent malheureusement plus le conditionnel pour les tumeurs du cerveau, les lymphomes et leucémies.
Aujourd’hui la relation cancer/champs électromagnétiques est démontrée chez l’animal et chez l’enfant. Selon ces études d’une grande rigueur, dont certaines ont été menées par l’EDF elle même, y compris dans des élevages d’animaux qui semblaient touchés, le risque relatif va de un et demi à dix par rapport à des sujets témoins peu ou pas exposés. Une relation dose/effet est mise en évidence à partir d’expositions de deux dixièmes d’ampères par mètre, soit deux à trois milligauss, pour les champs électromagnétiques à cinquante herz et dès dix volts par mètre pour le champ électrique, c’est à dire des seuils fréquemment mesurés dans une habitation et produits par sa propre installation électrique ou par les appareils qui y sont branchés.
Une distribution d’électricité correctement installée et contrôlée par des appareils adéquats peut rester inoffensive pour l’humain. Dans ce cas, on parle d’électricité biotique. Mais il s’agit alors d’une installation moderne, truffée d’équipements encore coûteux, qui doit être réalisée par un électricien consciencieux faisant usage d’appareils de détection spécialisés comme les mesureurs de champs électriques et électromagnétiques, mesureurs de prise de terre, contrôleurs de prises, etc.
Première recommandation : à la conception d’une habitation, on s’efforcera de prévoir les passages de câbles électriques selon un plan qui les rende le moins proche possible de nos corps. C’est surtout important pour les chambres à coucher. Les prises et fils électriques devraient être éloignés d’au moins un mètre du lit où l’on dort. Un câble qui passe à moins de cinquante centimètres de la tête a très certainement des effets nocifs sur l’activité cérébrale.
Au niveau de la conception du circuit, il faut rappeler que le magnétisme terrestre induit une déformation des champs électromagnétiques. Un peu comme si un vent magnétique venu du nord soufflait les champs induits par le passage du courant dans un fil vers le sud. Si bien que l’on a tout intérêt à faire circuler les câbles électriques d’une habitation sur sa façade sud puisque les champs seront moins importants au nord de ces câbles, à l’intérieur de la maison, qu’au sud, à l’extérieur.
Si vous avez une installation électrique réalisée après 1991, date de la nouvelle norme en vigueur, votre circuit est normalement bien protégé et la mise à la terre est effective partout. Toutefois la section des fils, leur situation, l’emplacement des appareils électriques, les structures métalliques de votre maison peuvent poser des problèmes de champs capables de détériorer la santé. La visite d’un artisan électricien réellement compétent et rigoureux permet de déceler, particulièrement où vous séjournez, la présence de champs nocifs ou de courants vagabonds. Une visite de ce type devrait coûter soixante à quatre vingts euros, déplacement compris, pour une villa avec deux ou trois chambres, un peu moins dans le cas de petits appartements. Mesure des champs électriques et électromagnétiques, de la prise de terre, du circuit équipotentiel, un diagnostic complet se doit d’être effectué avec des appareils étalonnés. Ensuite des solutions devront être proposées et mises en oeuvre.
Parmi elles et en premier lieu, la mise à la terre des circuits et de toutes les structures métalliques de la construction comme les armatures et croisillons de structure, grillages sous enduits, lardages de clous, tirants, contreventements métalliques, grosses fixations, certains isolants, etc. Cette mise à la terre implique la pose d’un piquet d’au moins un mètre qui sera toujours en terrain humide, au nord de la maison, par exemple. Plusieurs piquets sont recommandés, de préférence en grande profondeur, et le câble qui aboutit à ce piquet devra rester visible pour s’assurer d’une connexion permanente. Une solution encore plus performante sera de relier à votre tableau électrique un câble de cuivre assez gros, de cinq à dix millimètres de diamètre, qui s’étirera à huit mètres de la maison au minimum, vers le nord ou le nord est, pour terminer soudé à plusieurs endroits sur un vieux tambour de machine à laver enterré sous un mètre cinquante de terre.
La résistance électrique de votre installation passera ainsi sous les dix ohms, une performance rare, garante d’une moindre pollution et d’une meilleure sécurité. A contrario, une mauvaise terre peut provoquer des accidents domestiques, électrocutions ou incendies, et une ambiance biotique néfaste due soit à des champs d’intensité élevée, tout à fait probables à proximité d’appareils tels que postes de télévision, machines à laver, fours à micro ondes,mixers, aspirateurs, etc, soit à ces cages électromagnétiques que la construction génère quelquefois à cause des grillages pour mortier, des armatures de chapes, des isolants aluminisés, etc. Ceux ci provoquent des perturbations importantes de l’environnement électrique naturel voire des circulations invisibles de courants telluriques, de champs cosmiques ionisés ou d’autres forces moins connues.

