Le moteur à eau et groupes électrogènes à eau
Le moteur à eau, extrait du bulletin d’un SEL :
"Alors là, je n’en ai pas cru mes yeux. Ça marchait Tout à fait bien, en plus, j’en ai fait le tour, jel’ai touché, je l’ai écouté il fonctionnait. Bon Dieu, c’est de la bombe Faut s’y mettre, approfondir, fmaliser et donner le truc à tout le monde. Voilà de l’alternative en béton, révolutionnaire.
Bon, j’en avais déjà entendu parler, c’est vrai, mais je pensais que certaines personnes déliraient un peu ou bien voulaient se rendre intéressantes. Tu penses : le premier qui y arriverait pour de bon serait sacré bienfaiteur de l’humanité. Et puis ça devait être compliqué, genre technique spatiale, impossible à mettre au point sans un laboratoire industriel sérieux. Pas demain qu’on pourrait en profiter.
Le moteur à eau ? Un rêve ? Peut être ai je été blousé, je ne vois pas comment mais peut être. En tout cas ce que j’ai pu constater est déjà tellement étonnant que, comme saint Thomas, ça y est, j’y crois. Ça existe et c’est bien mieux que l’invention du fil à couper le beurre : le moteur à eau (ou presque) ou bien à hydrogène ou à mélange recyclant, c’est formidable.
Je ne m’y connais pas énormément en mécanique mais bien assez pour comprendre l’essentiel. Le carburateur est remplacé par un tube d’une cinquantaine de centimètres de long dans lequel on trouve un autre tube plus fm et, encore dedans, une barre aimantée. Pourquoi ? Je ne l’imagine même pas mais il faut une barre aimantée et même la mettre en axe Nord Sud pour le démarrage Ça frise l’ésotérisme... Toujours est il que l’échappement du moteur revient dans le tube par un flexible genre matériel hydraulique. Les gaz chauds croisent donc ceux de l’admission, chacun dans son tube. Ça réchauffe le mélange qui devient (peut être) de l’hydrogène. Je n’ose y croire mais c’est vrai que le moteur était dynamique, bien régulier, et ceci dès le démarrage. D’après les concepteurs, on obtient un rendement de trois cents pour cent par rapport au moteur à essence classique. A vérifier quand même.
Au bout de l’installation, on trouvait un pot d’échappement qui ne restituait qu’un peu de vapeur d’eau sans odeur. J’ai testé : mon mouchoir en papier est resté propre, vraiment blanc, mais tout mouillé. Pas de doute possible ce système, rien que pour l’absence de saletés à l’échappement, est une merveille. Le plus étonnant pour moi cette vapeur d’eau était froide (deux degrés de moins que la température du carburant) J’ai l’impression de ne plus rien comprendre à la physique chimie. Un échappement froid, propre et inodore, incroyable Ce système permettrait il, en plus, une climatisation gratuite, sans énergie supplémentaire ni danger écologique ?
Et ça consomme quoi tout ça ? Alors là, c’est le jack pot Mon pote avait mis un bidon transparent où une émulsion assez irrégulière montrait bien, si on ne la touillait pas, un quinze ou vingt pour cent d’essence en haut et un quatre vingts pour cent minimum d’eau en bas. Bien sûr, il était obligé de secouer de temps en temps. J’ai d’ailleurs remarqué qu’il n’y avait aucun tube pIongeur dans le bidon et que le moteur pompait lui même son lange gazeux. Pour en avoir le cour net, j’aurais bien aimé voir disparaître le mélange petit à petit jusqu’au fond, histoire de vérifier que l’eau ne reste pas toute seule. Si mon ami me refait une démonstration, je vous tiendrai au courant.
Selon lui, on peut faire tourner n’importe quel moteur quatre temps en utilisant quatre vingts à quatre vingt cinq pour cent d’eau (même pas gazeuse) et soit de l’essence, soit de l’huile de vidange usagée, soit même de l’acide de batterie (intéressants recyclages en vue). Il a essayé son appareil sur plusieurs de ses moteurs, en particulier sur une moto six cents centimètres cubes qu’il a pu démarrer. Il faut maintenant trouver des fixations pour son étonnant carburateur (inventer une version raccourcie) et pour son bidon que, jusque là, il tenait à la main en conduisant de l’autre... De quoi se ramasser salement Mais alors, tout est bidon ? Non, gamelle !
Le plus extraordinaire, c’est que mon ami a trouvé le schéma de construction sur Internet. Il y est dévoilé depuis plusieurs années déjà. Le tout, c’est d’avoir un peu de temps pour bricoler et d’oser démonter sa bagnole. Question coût, mon ami a tout acheté chez Bricomachin et il a récupéré des tubes et des robinets de gaz qui traînaient chez lui. II en a eu pour cinquante euros maxi.
La mise au point prendra du temps si l’on ne veut pas se retrouver en panne de voiture en rase campagne. Par contre, dès maintenant et sans aucun risque, monter le système sur un petit groupe électrogène peut permettre de divorcer d’EDF sans regret, particulièrement dans une maison de campagne. Vous vous rendez compte ? Si on réussit, on roulera à trois centimes d’euros le litre On pourra se chauffer à l’électricité pour presque rien, sans craindre de pollution. Non mais, vous vous rendez compte ?"
Sur le site Internet de Paul Pantone, il est possible d’acheter des groupes électrogènes à eau déjà tout montés. Des groupes de travail se créent dans le monde entier pour améliorer le procédé et partager les expériences. Génial Une affaire à suivre.

