Pour ne plus jeter d’argent par la fenétre
Enfin viennent les ouvertures. Pour les portes, il très facile de renforcer l’isolation. Leur recouvrement par des panneaux de liège ou de fibre de bois fera très bien l’affaire. On prendra soin que les portes soient très hermétiques par leur propre conception plutôt que par l’ajout de bandes de mousse qui ne sont efficaces que quelques semaines seulement. Pour le bas de la porte, la solution classique du petit volet qui s’abaisse quand on ferme paraît fonctionnelle. Si une porte s’ouvre vers l’extérieur, elle abritera le seuil en s’ouvrant.
Pour les fenêtres aussi la qualité de fabrication des huisseries détermine leur herméticité. Un double vitrage sur une fenêtre mal jointée, c’est un cautère sur une jambe de bois.
Quelques explications sont utiles pour bien choisir car les fenêtres jouent un rôle majeur dans la déperdition thermique. Contre cela, on emploie un double vitrage qui enferme une lame d’air isolante de six millimètres d’épaisseur. Parfois sont proposés des vitrages dont la lame d’air est plus large mais le gain est minime. Par contre, si l’on met de l’argon ou du krypton à la place de l’air, le résultat est très nettement amélioré. On estime que des vitrages isolés à l’argon peuvent générer jusqu’à quarante pour cent d’économies de chauffage dans une maison neuve bien isolée.
Des vitrages sont commercialisés qui portent un film d’oxyde métallique transparent capable d’empêcher l’effusion des infrarouges et de les conserver dans la maison. Lorsque l’on s’assied à côté de ces vitres, on ne ressent pas le froid extérieur. Mieux encore, des vitres chauffantes, seulement disponibles en Europe du Nord, qui fonctionnent à l’électricité malheureusement. Enfin, on parle de double vitrages très isolants, remplis d’un gel de silice transparent.
Plus la vitre est isolante, moins elle provoque de condensation, de buée si vous préférez, ce qui protège les huisseries et le confort interne.

