Rubriques

Prendre conseils
Habitat écologique
Idées générales
Questions financières
Plan, Architecture, bioc climatisation
Partenaires
Matériaux de construction
Sols, planchers, couverture, ouvertures
Isolation phonique et thermique
Chauffage et eau chaude
Aménagements intérieurs
Finitions , Décoration
Habitats alternatifs
Energie, une question cruciale
Eau, Air, La lumière, Bases de la vie
Mieux être, mieux vivre

Articles publiés

Accueil du site / La déperdition thermique

 La déperdition thermique

Si on isole, c’est pour éviter toute déperdition thermique. Moins les calories s’enfuient vers l’extérieur, moins il est nécessaire de chauffer.

La loi oblige les logements neufs à un rester sous un certain seuil de déperdition, heureusement facile à atteindre avec une maison normalement isolée. On peut obtenir le même coefficient de déperdition thennique, appelé G, par toutes sortes de moyens dont la liberté est laissée au consommateur. Après tout, quatre centimètres d’isolant au mur et quinze en toiture équivalent sept sur les murs et dix en toiture. Et puis chacun choisit les matériaux qu’il préfère, du moment que le G est au point...

Connaître les mécanismes des pertes thermiques aidera à mieux y parer. Être capable de tes quantifier permettra de concevoir un habitat résistant bien à la déperdition. Pour faire celle étude, il est nécessaire de se reporter à des ouvrages qui donnent les règles de calcul, les tables de références, et les cartes climatiques. Sans ces tables le calcul est impossible, avec, il n’est pas bien compliqué et on pourra, en fonction du lieu, de l’altitude, des matériaux utilisés et de la superficie du bâtiment, calculer la puissance de chauffage à installer ainsi que sa consommation probable. Il serait bien utile de faire ce travail en phase de conception de l’habitation, pour bien mettre en rapport le chauffage avec l’isolation.

Plus une habitation est architecturalement complexe à l’extérieur plus elle offrira de surface au refroidissement. n effet, les balcons, toitures en saillie, pièces rajoutées et autres, sont autant de zones de forte déperdition de la chaleur. C’est le même principe que celui d’un radiateur automobile refroidir grâce à un maximum de surface d’échange entre le froid et le chaud. On comprend donc que, à l’inverse, plus une maison est cubique moins elle offrira de surface de déperdition. Les économies de chauffage qui résultent d’une conception architecturale compacte sont très importantes.

Il faut savoir qu’une habitation doit être isolée sur toutes ses faces. Si on ne peut isoler le sol, ce n’est pas en triplant l’isolation du toit que l’on compensera.

Les travaux d’isolation sont plus ou moins lourds pour un résultat plus ou moins générateur d’économies de chauffage. Certains sont donc d’un rapport qualité/prix moins intéressant que d’autres et on commencera par les plus "payants" pour fignoler les détails par la suite, quand on en aura retrouvé les moyens. Les travaux les plus rentables sont en premier lieu l’isolation de la toiture, généralement rentabilisée sur trois ou quatre ans. Puis vient le calorifugeage de la chaudière et des canalisations d’eau chaude, suivi du calfeutrage des portes et baies vitrées par des joints d’étanchéité. Ensuite, toujours très rentables et dans l’ordre, viennent l’isolation des murs en double paroi ou en mur sandwich, l’isolation en parement interne et l’isolation des sols sur cave ou locaux non chauffés. Enfin, assez peu rentables mais plein d’autres avantages, l’isolation des murs par l’extérieur qui se justifie de toutes façons en cas de travaux de ravalement, et l’isolation des fenêtres et baies vitrées par des survitrages ou des verres anti émissifs, opération très coûteuse par rapport aux gains, qui ne s’amortit que sur une vingtaine d’années et qui inciterait plutôt à la pose de volets et de rideaux.

La chaleur s’échappe en majorité par le toit, grand facteur de déperdition puisque l’air chaud monte, et un soin particulier devra être porté au choix de l’isolant de toiture et à sa pose. Pas de difficulté particulière sauf que l’on travaille les bras levés et que c’est épuisant. Tous les isolants sont disponibles en panneaux et cette forme sen préférée pour l’isolation car l’isolant se tasse en principe moins. Par contre le travail de découpe devra être sans défaut. Oh, rien de bien difficile en fait, juste un peu de patience et de méticulosité.

Une fois ceci bien réalisé, c’est du sol qu’il faut s’occuper. S’il n’est ni en bois ou liège, ni chauffant, il va transmettre le froid de la terre dans l’habitation, particulièrement avec des revêtements minéraux comme les carrelages ordinaires. Si la fraîcheur du sol est agréable l’été, c’est une des principales causes de chauffage durant l’hiver et donc de charges financières. Alors, au lieu de mettre ses sous dans le combustible et de polluer, isoler le sol semble bien plus intelligent. On compensera l’apport agréable de fraîcheur ponctuelle par des ventilations, des pergolas ombragées, des fontaines d’eau vive, ou autre. Isoler le sol ne pose pas de problème important dans une construction sans sous sol. Nous avons donné des recettes intéressantes dans les chapitres précédents, et en particulier celle du plancher de botte et béton de paille. En dehors de cela, un mélange isolant chaux/chanvre ou terre/paille, disposé entre des lambourdes et coupé de l’humidité par un hérisson épais, puis recouvert de parquet ou d’une chape légère et de carrelages, est une solution écologique à peu près universelle.

Le sol, le toit... restent les murs, qui sont à protéger autant de la déperdition de la chaleur que de la transmission du froid. Nous avons déjà longuement parlé d’eux et de leur isolation qui sera plutôt extérieure, ainsi que de la façon de leur donner des performances confortables en matière d’isolation acoustique, d’hygrométrie, d’isolation, d’accumulation et d’inertie thermiques.

 

Dans la même rubrique

Le confort thermique
Dans une maison insuffisamment isolée, les murs semblent émettre du froid. Pour se sentir au chaud, il faut chauffer la pièce à vingt cinq degrés (...)
Pour ne plus jeter d’argent par la fenétre
Enfin viennent les ouvertures. Pour les portes, il très facile de renforcer l’isolation. Leur recouvrement par des panneaux de liège ou de fibre de (...)
La déperdition thermique
Si on isole, c’est pour éviter toute déperdition thermique. Moins les calories s’enfuient vers l’extérieur, moins il est nécessaire de chauffer. La (...)
Hiii ! On gêle !
Les maisons les mieux isolées du froid sont généralement bien étanches et caparaçonnées. Pour ne pas avoir froid, la maison ne doit pas laisser partir (...)
Pfff, on étouffe !
Commençons par distinguer deux souhaits : avoir chaud l’hiver et frais l’été. Comme vous avez sans doute pu le constater, certaines maisons conservent (...)
Comprendre l’isolation
Comprendre l’isolation, oui... Car voilà bien un domaine où règne une certaine confusion. Il suffit de voir la publicité des matériaux actuels pour (...)