Les adobes
On prend de l’argile que l’on mouille jusqu’à obtenir une pâte épaisse et maléable,un peu comme du mastic de vitrier travaillé. On rajoute quelques débris végétaux, copeaux, enveloppe de grains de céréales, chanvre broyé. On remplit de cette pâte des petits cadres en bois de quatre ou cinq centimètres d’épaisseur et dont la largeur correspond à celle du mur. On enlève les moules après quelques jours, puis on laisse les adobes au soleil quand il fait beau ou bien on les stocke à l’abri sur des clayonnages bien plats, du grillage à poules par exemple jusqu’à ce qu’elles soient assez sèches pour être manipulées.
L’adobe désigne donc une brique de terre crue moulée et séchée à l’air libre pendant une quinzaine de jours. Elle est ensuite montée en mur avec un mortier de chaux dans lequel on mélange un peu de terre pour améliorer la liaison. Comme souvent les adobes ne sont pas compètement sèches, elles vont s’écraser un peu et il faut prendre garde à bien bourrer les joints pour que celle déformation reste liniitée.
Cette technique demande beaucoup de terre et de main d’oeuvre et, si elle n’est plus guère employée qu’en rénovation, c’est que l’on peut faire mieux pour moins de travail.
Toutefois, la création d’un mur intérieur en adobes donnera à l’habitat un confort accru. Avec un bon millier d’adobes faites à la main, il est possible de bâtir un élément de lamaison qui lui donnera ses qualités. Inutile de s’obliger à employer le même matériau partout car, avec des adobes seulement, le chantier deviendrait long et fastidieux. L’usage des adobes est aujourd’hui plus adapté à des cloisons et des éléments internes, décoratifs ou architecturaux. On peut en fabriquer tranquillement à temps perdu, pour faire un peu de sport ou se détendre le week end. Pourquoi se presser à faire cette cloison ? Et pourquoi y renoncer ? Il est dit que "petit à petit, l’oiseau fait son nid".

