Les principales méthodes de construction en terre crue
Plusieurs méthodes de construction en terre crue sont employées dans le monde, essentiellement en fonction des ressources locales. Au Maroc, par exemple, on voit bien que le pisé est utilisé dans le désert, le torchis dans les régions où le blé abonde, les briques préfabriquées de terre crue et ciment sur les chantiers en ville. Quant aux mortiers de chanvre, ils pourraient s’y mettre, au vu de la quantité de cette matière première dont ils disposent là bas.
Quelle que soit la technique employée, la construction en terre crue, c’est de la patouille de bouillasse, un travail auquel les petits enfants adoreront participer un peu. Il faut donc de l’eau et de la terre, si possible argileuse mais ce n’est pas indispensable. En tous cas pas trop sableuse. Ensuite, on mélange bien, on tasse, on lisse et puis on laisse sécher, c’est la technique de base, la bauge, à la portée des tout petits.
Mais lorsque la terre devient majoritaire dans la construction, voire porteuse de la toiture, quand l’ouvrage est important, on doit prendre des précautions concernant sa statique et donc ses fondations et la granulométrie du béton de terre employé. Il faut fabriquer un béton de terre qui soit solide et résistant à la compression et ce n’est pas le plus facile. Des expérimentateurs et des architectes spécialisés ont mis des années avant de trouver les dosages les plus appropriés et les recettes infaillibles.
Concrètement, cela veut dire louer des machines pour cribler la terre brute, broyer des silex, malaxer le tout avec du sable, un poil de chaux et un poil de ciment. Et, pour savoir si le mélange est bon, le mieux, c’est de prendre conseil auprès d’un professionnel de la terre crue . Il vérifiera que le matériau fabriqué possède bien toutes les qualités nécessaires à son usage constructif. Une précaution indispensable.

