Rubriques

Prendre conseils
Habitat écologique
Idées générales
Questions financières
Plan, Architecture, bioc climatisation
Partenaires
Matériaux de construction
Sols, planchers, couverture, ouvertures
Isolation phonique et thermique
Chauffage et eau chaude
Aménagements intérieurs
Finitions , Décoration
Habitats alternatifs
Energie, une question cruciale
Eau, Air, La lumière, Bases de la vie
Mieux être, mieux vivre

Articles publiés

Accueil du site / La qualité, un compromis avec soi même et l'environnement

 La qualité, un compromis avec soi même et l’environnement

Une maison neuve va obérer un coin de nature mais ne saurait, face à elle, prétendre à l’éternité : "y’a jamais rien qui dure toujours" dirait Michel Jonasz. Chercher la qualité d’une implantation suppose donc un compromis avec l’environnement laisser la nature s’épanouir, en capter les bienfaits, tout en l’empêchant d’envahir et d’abîmer. La canaliser en somme, mais aussi garder la conscience légère en s’assurant de ne pas la détruire. Encore mieux certains bâtisseurs proposent que nous rendions à la nature ce que nous lui prenons. Au lieu de stériliser le sol avec des allées goudronnées, des parkings, des chapes de béton et des toitures, on peut développer la richesse biologique de son terrain avec l’aménagement d’une toiture végétale, l’implantation de haies sauvages, d’un plan d’eau, d’un tas de bois abandonné, etc.

En amont, nous devrons privilégier l’emploi de techniques ou de matériaux au bilan écologique favorable, aussi bien en matière de fabrication, de transport ou de mise en oeuvre que d’élimination. Rien d’industriel en fait. Et là, on devra se retrousser les manches ou dépenser beaucoup d’argent. La pierre, la terre, le bois ne sont plus des standards et, s’il est facile d’en trouver, peu d’artisans savent encore les utiliser. Souvent même, ils ne sont plus outillés pour cela. Ce seront donc d’honorables honoraires qu’il faudra honorer auprès des spécialistes. Ou alors, choisir de bâtir soi même, ce qui n’est pas si difficile qu’on le croit, et trouver des idées pour avoir de la main d’œuvre : chantiers collectifs, d’initiation ou de formation, journées actives entre amis, échange de temps... La qualité, c’est bien sûr vivre dans des espaces sains et agréables, calmes, lumineux, confortables, pouvoir exprimer ses goûts et ses couleurs, créer un lieu tel une œuvre d’art, lui donner son empreinte comme à un enfant. Chacun rêve d’un univers à sa mesure, pour les uns le jardin, pour les autres le mobilier. Et pour vous ? Êtes vous du soir ou du matin ? Préférez vous les niches intimes ou les espaces dégagés ? Aimez vous jardiner et bricoler ou plutôt cuisiner et lire ? Quelle style donnerez vous à la décoration ? C’est important, vivre dans un monde à soi est apaisant, stabilisant, fertile. Et pour moi, par exemple, ce serait un évier plus haut, des chaises solides, un lit pour géant vert...

La qualité, c’est aussi le fait crucial que d’un projet ne découle ni souci financier ni angoisse personnelle. Rien n’oblige à une vie de sacrifices sur l’autel de la propriété. Réfléchir aux changements futurs, ne pas croire qu’un toit fait le bonheur, se rappeler que tous les nids sont laissés un jour. Combien de personnes de la génération qui ne divorçait pas encore se sont elles retrouvées dans une maison à peine terminée, l’entrée en marbre enfin aménagée, au moment précis où leurs enfants ont terminé leurs études et sont partis vivre ailleurs ? Ces couples ont quelquefois renoncé à des vacances en famille pour faire poser une cuisine ambitieuse dans laquelle ils ne prépareront finalement qu’une barquette pour deux et la gamelle du chat.

Les Anglais de classe moyenne ont, eux, des usages différents très jeunes, ils deviennent propriétaires d’un petit appartement. Ils ont ensuite un apport personnel lorsqu’ils décident de vivre plus au large. De logement en logement, ils s’adaptent en évitant de trop s’endetter. Le budget consacré à l’immobilier est ainsi sensiblement inférieur en Angleterre que chez nous, ce qui libère l’esprit, et l’on constate que les Anglais peuvent ainsi consacrer une part plus importante de leurs revenus à leurs loisirs.

La qualité dans l’habitat, c’est, on le comprend, l’harmonie avec l’environnement et soi même, c’est donc écolo Logique, non ?

 

Dans la même rubrique

Encore plus économique
Encore n’évoque t on ici qu’un cas ordinaire : la maison de maçon à quatre vingt mille euros. Des parpaings ou briques creuses, de l’isolant, un (...)
L’argent, c’est du temps, non ?
Le plus ruineux de tout : louer des sous, emprunter. Là, c’est du temps que l’on gage, le temps professionnel à venir, le temps de sa propre vie. (...)
La qualité, objectif impossible ?
Mais alors, si construire écolo est synonyme de qualité, pourquoi les entreprises du bâtiment ne le font elles pas davantage ? La réponse est simple (...)
La qualité, un compromis avec soi même et l’environnement
Une maison neuve va obérer un coin de nature mais ne saurait, face à elle, prétendre à l’éternité : "y’a jamais rien qui dure toujours" dirait Michel (...)
La qualité, un savoir avant tout
La qualité dans l’habitat, répétons le, est d’abord une question d’information. C’est gratuit et il suffit donc d’en prendre le temps. L’affaire est de (...)
L’individualisation sauve-t-elle la qualité ?
Dans le bâtiment, mêmes tendances, moins lourdes peut être. Est ce d’avoir échappé à la grande distribution ? Le public est il plus exigeant en ce (...)
Système Industriel
Le système industriel, dans son addiction au profit, efface les mémoires, uniformise, rentabilise, élimine toute concurrence et rêve de son hégémonie (...)
Tant de savoirs perdus !
Des solutions écologiques dans le bâtiment, c’est devenu quasi ésotérique. Certaines recettes circulent de bouche à oreille entre initiés. Quelques (...)
Construire sans détruire
De fait, agir, c’est toujours changer son environnement, et un projet d’habitation aura des conséquences en amont et en aval, c’est fatal... Le but (...)
Introduciton à l’habitat écologique
Il y aurait besoin, en France, de deux millions de logements. Que seront ils ? Nous entrons dans le vingt et unième siècle et le droit à un habitat (...)